Comment l'assurance climatique étendue remplace le Fonds des calamités

À partir du 1er janvier 2020, les agriculteurs ne pourront, après une catastrophe naturelle, plus s'adresser au Fonds des calamités. Ils devront désormais souscrire eux-mêmes une assurance climatique. Lors des premières années, ils bénéficieront cependant encore d'une subvention.

Comment l’assurance climatique étendue remplace le Fonds des calamités

Année après année, le revenu de l’agriculteur est frappé d’une incertitude. L’ampleur de la récolte dépend en effet fortement de la météo et les changements climatiques n’augurent aucune amélioration sur ce plan. En cas de périodes de longue sécheresse, de fortes chutes de pluie, de chutes de grêle exceptionnelles ou autre, le Fonds des calamités intervenait. Mais le Gouvernement flamand souhaite y mettre un terme. Les partis de la majorité sont arrivés à un accord à ce propos.

Par le biais de ce fonds, les pouvoirs publics compensaient une large portion des frais découlant d’une catastrophe naturelle. Le Fonds des calamités, qui en bien moindre mesure était également sollicité en cas d’autres calamités, intervenait. En 2016, pas moins de 97,3 % des sinistres introduits avaient trait à des dommages liés à l’agriculture. Les pouvoirs publics ont désormais mis au point un système dans lequel le marché des assurances privées supportera ce risque.

Prime remboursée à concurrence de maximum 65 %

Pour réduire progressivement le Fonds des calamités, une période transitoire de cinq ans est prévue. Les indemnités contenues dans ce fonds seront systématiquement diminuées, afin que le développement simultané d’un marché des assurances privées soit possible. Cette transition évitera qu’un transfert trop rapide laisse les agriculteurs sans couverture. Le secteur n’est en effet pas encore assez familiarisé avec une assurance climatique privée.

Vanbreda suit ce régime de subvention de près. Fin 2017, nous discutions déjà avec le département agriculture et pêche du gouvernement flamand, Assuralia, des assureurs, la Boerenbond et quelques syndicats agricoles.

Pour encourager la conclusion d’une assurance climatique privée, les agriculteurs bénéficieront lors des trois premières années d’un remboursement de maximum 65 % de leur prime. Ensuite, ils devront en supporter le coût dans son intégralité.

Indemnisation plus rapide en cas de sinistre

En dépit du coût supplémentaire de cette assurance complémentaire, l’agriculteur en tire des avantages. Le Fonds des calamités ne couvrait, en sa qualité de fonds d’urgence, qu’une partie limitée du préjudice subi. En raison des démarches administratives, les victimes devaient souvent attendre deux à trois ans avant de recevoir une éventuelle indemnisation. Une assurance privée impliquera un progrès considérable sur ce plan.

Nouveau : assurances liées à des indices basés sur des statistiques

Le secteur de l’agriculture et des assurances flamand se concentre cependant trop souvent sur les polices grêle classiques ou sur les assurances climatiques étendues. Le nouveau régime de subvention vise également cette interprétation des assurances de dommages aux biens classiques. En cas de sinistre potentiel, un expert est dépêché sur place pour évaluer les dommages effectifs.

Dans nos pays voisins et ailleurs en Europe, des alternatives existent, comme des assurances paramétriques et liées aux indices. Dans celles-ci, un éventuel déficit de production ou crop shortfall est simplement constaté par le biais de statistiques établies au préalable (ou sur la base d’images satellites), et ce, indépendamment de la cause sous-jacente du sinistre.

Grâce à la récente évolution technologique, ces produits ont le vent en poupe. Ils offrent souvent plus d’avantages que l’assurance de dommages classique : des garanties plus larges, un règlement de sinistre accéléré (et moins de discussions), transparence, couverture mondiale, etc.

Pour les membres d’organisations de producteurs agréées dans le secteur des fruits et légumes, l’Union européenne subventionne en outre les primes jusqu’à 50 %.

Solutions d'assurance basées sur des données

La révolution Fintech actuelle pousse de plus en plus d’assureurs à se consacrer à ces solutions d’assurance liées à des données. Vanbreda est en contact avec plusieurs assureurs capables d’offrir des solutions ciblées au secteur agricole flamand. En étendant l’offre, nous aurons un impact positif sur les primes demandées.

En tant que courtier, nous pouvons dès lors offrir une plus-value notable au secteur. Une analyse ciblée nous permettra de trouver le bon produit d’assurance chez le bon assureur, au meilleur prix.

Tim Pelkmans

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