Baisse spectaculaire du nombre d'agressions de bijoutiers

Le nombre d'agressions commises sur des bijoutiers en Belgique et aux Pays-Bas est passé de 87 à 12 entre 2011 et 2016. Cette forte baisse est le résultat des efforts soutenus du secteur en matière de prévention ciblée. La vigilance reste cependant de mise: les bandes criminelles sont toujours plus inventives et se tournent vers de nouvelles cibles.

Baisse spectaculaire du nombre d’agressions de bijoutiers

Il n’existe pas de statistiques officielles sur la criminalité dans le secteur de la bijouterie en Belgique. Toutefois, Vanbreda Risk & Benefits a réalisé une étude sur la base des données de l’assureur HDI Gerling et de ses propres statistiques sinistres. HDI Gerling est le numéro un sur le marché néerlandais et détient plus de 70% du marché, tandis que Vanbreda possède une centaine de bijoutiers en portefeuille en Belgique.

Cette étude, dont l’échantillon est limité, révèle que le nombre d’agressions commises sur des bijoutiers en Belgique et aux Pays-Bas est en chute libre:

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Nick Van den Broeck, expert en assurances bijoutiers chez Vanbreda Risk & Benefits: « En 2011, nous avons assisté à un pic du nombre d’agressions. À l’époque, 87 bijoutiers avaient été victimes de cette forme de criminalité. Grâce aux efforts soutenus que les bijoutiers ont fournis ces dernières années en matière de prévention, en partie à l’initiative du secteur des assurances, nous constatons une baisse spectaculaire du nombre d’agressions. En 2016, 12 bijoutiers avaient été agressés. »

Cette tendance à la baisse s’explique presque entièrement par les nombreux efforts des bijoutiers en matière de prévention. « Une mesure de prévention essentielle consiste à travailler avec une porte verrouillée. Les clients ne peuvent entrer dans la bijouterie que s’ils se sont annoncés en utilisant la sonnette. Pendant longtemps, les bijoutiers s’y sont opposés par crainte qu’une porte fermée ne constitue une barrière commerciale. Mais à tort: les clients se sentent eux aussi plus à l’aise, et sonner à la porte ne les rebute pas. »

Les bandes inventives recherchent de nouvelles cibles

Bien que la baisse du nombre d’agressions soit positive pour le secteur de la bijouterie, la vigilance reste de mise. Tout d’abord parce que les bandes opèrent avec toujours plus de créativité.

Nick Van den Broeck: « Les bandes s’adaptent aux nouvelles techniques préventives. Le meilleur exemple que l’on puisse citer est celui d’une bande qui a neutralisé le générateur de brouillard d’un bijoutier, un dispositif qui sert à désorienter les criminels lors d’une agression, en faisant d’emblée disparaître la fumée à l’aide d’un aspirateur. Ils ont ainsi pu se frayer un chemin vers l’entrée. »

Deuxièmement parce que les criminels vont désormais se concentrer sur de nouvelles cibles.

Nick Van den Broeck: « Ces derniers mois, nous avons eu différents cas d’agressions dans les dépôts de grossistes et de sociétés de messagerie express. En outre, nous remarquons une nette hausse du nombre de cyberincidents dans le cadre desquels les entreprises doivent payer une rançon en échange de la clé qui a bloqué leurs ordinateurs. »

Forte baisse des cambriolages à la voiture-bélier

Il ressort enfin de l’étude de Vanbreda que le nombre de cambriolages à la voiture-bélier a fortement baissé en quinze ans.

Le nombre de cambriolages classiques est déjà en baisse dans le secteur de la bijouterie depuis les années ’90, époque à laquelle les assureurs se sont mis à renforcer leurs exigences en matière de sécurité électronique et des bâtiments.

Nick Van den Broeck: « Cependant, les criminels se sont mis en quête de nouvelles techniques, parmi lesquelles les cambriolages à la voiture-bélier. Cette technique a connu son apogée en 2002-2003, où l’on a enregistré en Belgique et aux Pays-Bas quelque 200 cambriolages de ce type sur base annuelle. Ce phénomène a également reculé, notamment du fait que de plus en plus de bijoutiers se sont équipés de bornes anti-bélier. Le phénomène existe toujours, mais se limite désormais à une dizaine de cambriolages sur base annuelle. »

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Si des questions subsistent à l’issue de cet étude, notre responsable de la communication, Kobe Verheyen, se fera un plaisir de vous aider.

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