Cyberassurance versus assurance contre fraude : quelle différence ?

Que notre cybersécurité est de plus en plus souvent mise à mal ces dernières années, nul besoin de vous en convaincre. Mais saviez-vous que le risque d'être victime d'un cybercrime ou d'une fraude traditionnelle ne cesse d'augmenter dans notre société ? Pas moins de 36 % de l'ensemble des entreprises du monde entier ont dû faire face à un incident frauduleux l'an dernier, et aucun secteur n'a été épargné, de la vente au détail à l'industrie manufacturière. Mais où se situe exactement la limite entre le cybercrime et la fraude traditionnelle ? Et comment se prémunir de ces deux fléaux ?

Cyberassurance versus assurance contre fraude : quelle différence ?

Deux types d'assurances

Jusqu’à présent, vous avez en principe toujours besoin de deux assurances distinctes pour vous couvrir complètement contre les diverses formes de fraude et les risques associés. Avant tout, il existe à cet effet l’assurance contre fraude traditionnelle, qui existe déjà depuis plusieurs années mais a récemment énormément perdu en popularité auprès des fournisseurs d’assurances. Cette police couvre toutes les pertes financières directes que vous subissez à la suite d’une fraude interne ou externe et peut être étendue à la couverture, notamment, d’autres frais d’enquête et de reconstitution. Parallèlement, il existe depuis quelques années une cyberassurance qui vous protège, ainsi que les tiers, en cas de cyberincidents. Cette police couvre non seulement les dommages résultant d’erreurs humaines ou d’actes intentionnels, mais vous êtes également assuré en cas de cyberaccidents (comme un collaborateur qui provoque accidentellement une fuite de données).

Semblables mais différentes

L’assurance contre fraude et la cyberassurance présentent parfois des redondances. Ainsi, la cyberextorsion et la fraude aux factures numériques peuvent être couvertes par les deux polices, et vous pouvez choisir dans le cadre de quelle police vous introduisez une réclamation. Il n’est toutefois pas toujours simple de déterminer de quelle police relève quel délit. Prenez par exemple la fraude au CEO, où des criminels se font passer dans un e-mail pour le CEO ou un manager haut placé d’une entreprise afin de soutirer des montants à des travailleurs confiants. Bien que ces attaques s’opèrent par e-mail, de manière numérique donc, elles relèvent généralement de l’assurance contre fraude traditionnelle (et la couverture est liée, chez de nombreux assureurs, à certaines conditions). Il est important d’évaluer dans ce cas les conséquences de l’infraction. Lorsque cette dernière a exclusivement des conséquences financières directes pour votre entreprise, elle relève généralement d’une police à la fraude traditionnelle. Si les actes ont un impact sur vos données, réseaux ou systèmes et que vous ou un tiers subissez dès lors une perte financière, vous pouvez partir du principe qu’il vaut mieux vous adresser à votre cyberassureur.

Une solution combinée

Il n’existe malheureusement à l’heure actuelle quasiment aucune solution combinée qui vous protégerait contre les deux risques. Les assureurs qui proposent déjà une telle solution appliquent des sous-limites sélectives, de sorte qu’aucune solution idéale ne soit quand même proposée. Nous vous conseillons par conséquent de souscrire à la fois une cyberassurance et une assurance contre la fraude. Vous êtes ainsi entièrement couvert contre les risques réels que représentent aujourd’hui la cybercriminalité et la fraude traditionnelle.

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