De nouveaux produits bouleversent le marché des assurances-crédit

Le marché des assurances-crédit est longtemps resté très traditionnel. Mais depuis quelques années, il est en train de changer de fond en comble. L’arrivée de quelques nouveaux assureurs qui acceptent de s’en tenir à la couverture d’un seul risque l’a mis sous pression : il en résulte de plus en plus de « produits sur mesure », qui offrent de nouvelles possibilités aux entreprises.

De nouveaux produits bouleversent le marché des assurances-crédit

Vanbreda Credinco est le deuxième plus grand courtier spécialisé en assurances-crédit en Belgique. Avec de nombreux clients importants, la filiale de Vanbreda Risk & Benefits encaisse chaque année plus de 25 millions d’euros de primes. Elle est donc aux premières loges pour remarquer les nouvelles tendances et les dernières évolutions. Jean Guinée, administrateur délégué de Vanbreda Credinco, vous résume les innovations principales.

Les solutions Single Risk: la protection contre un seul débiteur

Pendant très longtemps, les assureurs-crédit ont seulement proposé de couvrir un portefeuille de débiteurs complet. Mais les choses ont changé ces dernières années. Jean Guinée explique : « L’assureur classique se base sur le principe de globalité. Cela signifie que tous les débiteurs d’une entreprise sont compris dans la solution d’assurance, ce qui permet d’obtenir un mélange de “bons risques” et de “moins bons risques”. Cela donne un certain confort à l’assureur. Cependant, le marché a de plus en plus souvent réclamé la possibilité d’assurer quelques débiteurs spécifiques, voire un seul. Il s’agit alors d’un client ou d’un fournisseur dont le solde restant dû est particulièrement élevé, ce qui augmente le dommage financier en cas de défaut de paiement. La demande du marché a incité certains assureurs à proposer des solutions Single Risk, qui offrent une protection contre un nombre limité de débiteurs. Ce fut un séisme sur le marché des assurances-crédit, et cela a déclenché une évolution vers davantage de solutions d’assurance-crédit sur mesure. »

La coassurance: la répartition des limites élevées entre deux assureurs

Dans de nombreuses branches d’assurance, la coassurance (c’est-à-dire la répartition des risques entre deux assureurs) est déjà une pratique bien établie. Mais pour les assurances-crédit, c’est encore nouveau. Jean Guinée commente. « Certains dossiers impliquent des limites très élevées, de 50 à 100 millions d’euros et au-delà. Vu la problématique de la capacité, un seul assureur ne suffit parfois pas. C’est pourquoi les assureurs-crédit élaborent dans certains cas une solution de coassurance, dans le cadre de laquelle les risques sont répartis entre deux assureurs, à 70-30, 60-40 ou 50-50. »

Les limites non annulables: plus de sécurité pour le client

Dans une assurance-crédit classique, l’assureur conserve la possibilité de diminuer ou même de révoquer la limite de crédit. Si cela se produit pour un débiteur majeur et important, il peut en résulter des situations financièrement dangereuses. D’après Jean Guinée : « De plus en plus d’entreprises demandaient plus de sécurité, alors quelques assureurs ont introduit des limites dites “non annulables”. Il s’agit de couvertures avec des limites non révocables pour une durée maximale d’un an. C’est une innovation importante sur notre marché, qui répond elle aussi à une forte demande du monde des entreprises. »

Les polices top-up: une couverture supplémentaire fournie par un tiers

Il arrive qu’un assureur ne puisse approuver que partiellement une demande de limite de crédit. Comme beaucoup d’entreprises aimeraient cependant couvrir la limite de crédit dans son entièreté, les polices dites « top-up » ont fait leur apparition ces dernières années. Selon Jean Guinée : « Quand l’assureur primaire accorde une limite insuffisante pour un débiteur, un tiers peut fournir une couverture en plus. Elle peut être temporaire ou permanente. Dans la plupart des cas, elle reprend les conditions et le calendrier de l’assurance-crédit primaire. »

L’affacturage: un nouveau mode de financement pour les entreprises

Malgré sa connotation historiquement négative, le choix de l’affacturage s’est répandu ces dernières années. Il permet de transférer la gestion d’un portefeuille de débiteurs à une société d’affacturage. Jean Guinée développe : « De plus en plus d’entreprises se financent auprès d’une telle société. La plupart du temps, celle-ci paie immédiatement 80 à 90 % de la facture. Avec un contrat “full factoring”, l’entreprise bénéficie d’un financement, d’un suivi des débiteurs et d’une assurance-crédit. Parfois aussi, l’entreprise souscrit une assurance-crédit via un assureur-crédit, et la société d’affacturage n’est alors sollicitée que pour le financement et/ou le suivi des débiteurs. »

Le cautionnement: rejeté par les banques, intégré par les assureurs

De plus en plus de commettants et d’institutions publiques exigent actuellement une caution pour s’assurer du respect des obligations contractuelles et légales. Une solution de cautionnement permet aux entreprises de leur fournir les garanties nécessaires, sans devoir pour autant engager leurs propres liquidités. Jean Guinée explique : « Via le cautionnement, les entreprises sous-traitent leur garantie à une banque ou à un assureur. Cet organisme se portera garant du respect de toutes les obligations financières, et se chargera le cas échéant d’indemniser le commettant. Ici, la nouveauté tient à ce que de plus en plus de banques refusent les demandes de cautionnement des entreprises et que les assureurs prennent donc plus souvent leur place. »

La cyber-couverture: une extension de la police d’assurance-crédit

Actuellement, le cyberrisque est le risque le plus probable dans le monde des entreprises. L’année dernière, les entreprises internationales ont dû faire face à plusieurs cyberattaques à l’échelle mondiale. Jean Guinée souligne : « Les assureurs-crédit non plus ne ferment pas les yeux sur ce risque d’entreprise nouveau et omniprésent. Certains proposent désormais d’étendre leur police d’assurance-crédit avec une cyber-couverture. Un exemple courant est la couverture du risque d’usurpation d’identité. »

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