Cyberétude Vanbreda : le coût de 4 cyberincidents sur 5 limité à 20 000 euros grâce à la cyberassurance
La cybercriminalité continue d’augmenter en 2025 et constitue une menace croissante pour les entreprises belges. Et pourtant, les efforts déployés par les entreprises en matière de cybersécurité et de cyberassurance commencent à porter leurs fruits. Grâce à des mesures de prévention et à une assistance plus efficace en cas d’incidents, le coût de 4 demandes d’indemnisation liées aux cyberattaques sur 5 est resté limité à 20 000 euros, de même que les primes des cyberassurances ont diminué. Les nouveaux acteurs renforcent cette tendance avec leurs tarifs des plus serrés. Dans un même temps, le risque de la dépendance à un seul fournisseur est toujours négligé, tandis que la menace de la sous-assurance pèse sur les entreprises qui ne prennent pas la peine d’adapter leurs capitaux assurés à leur croissance et aux risques actuels. C’est ce que révèle la cyberétude annuelle de Vanbreda Risk & Benefits.
Chiffres clés du portefeuille de cyberassurances Vanbreda Risk & Benefits en 2025
volume des primes à 17,1 millions d’euros ; inchangé par rapport à 2024 ;
4 sinistres sur 5 restent sous la barre des 20 000 euros ;
3 % des incidents causent plus d’1 million d’euros de dommages ;
La cyberassurance est la plus plébiscitée dans le secteur de l’industrie (voir le top 5 sur le graphique).
Source : Top 5 des secteurs couverts par une cyberassurance, Cyberétude 2025, Vanbreda Risk & Benefits
Pic des sinistres d’un montant plus limité
En 2025, Vanbreda Risk & Benefits a constaté une hausse essentiellement dans le nombre de petits sinistres et une diminution du nombre de sinistres majeurs. Ainsi, 81 % de l’ensemble des incidents sont restés sous la barre des 20 000 euros (voir graphique).
Source : Montants des indemnités 2024 par rapport à 2025, Cyberétude 2025, Vanbreda Risk & Benefits
Le coût moyen par incident a également diminué. Deux causes permettent d’expliquer cette baisse : grâce à une cybersécurité renforcée et à la ligne d’assistance professionnelle comprise dans la cyberassurance, les entreprises ont été en mesure d’intervenir plus rapidement en cas d’incident. Par conséquent, le nombre d’incidents est resté stable et les répercussions (financières) limitées.
Les sinistres majeurs (3 %) s’expliquent par l’arrêt prolongé des activités et le paiement de rançons.
Risque du fournisseur unique : l’angle mort de la cybersécurité
De nombreuses entreprises belges se focalisent uniquement sur leur propre cybersécurité, alors que la cause des cyberdommages est à chercher dans une mesure croissante auprès de parties externes. En 2025, un plus grand nombre d’entreprises a été touché par un incident qui trouve son origine auprès d’un seul fournisseur clé. C’est ce « risque du fournisseur unique » qui rend les entreprises particulièrement vulnérables. Prenons l’exemple d’un système de réservation, d’une billetterie en ligne ou de pares-feux qui tout à coup cesseraient de fonctionner par ce qu’un fournisseur se retrouve confronté à un cyberincident. Les entreprises négligent encore trop souvent cette éventualité et n’ont aujourd’hui à leur disposition que peu, voire aucune alternative.
Un marché à maturité et une prévention accrue entraînent une baisse des primes
En dépit de la hausse de la cybercriminalité de par le monde, Vanbreda Risk & Benefits a constaté en 2025 une baisse des primes des cyberassurances. Cette diminution est le fruit de deux évolutions structurelles : le cybermarché a gagné en maturité et les entreprises investissent davantage dans la prévention.
En 2025, de nouveaux assureurs sont arrivés sur le marché avec des tarifs serrés. Vanbreda Risk & Benefits collabore entre-temps avec 20 cyberassureurs ; deux fois plus qu’il y a cinq ans. Cette concurrence additionnelle a accru la pression sur les primes : il n’y a pas eu de hausse des primes l’année passée et les remises étaient plus faciles à obtenir, si bien que le volume total des primes du cyberportefeuille de Vanbreda Risk & Benefits est resté stable.
Grâce à une prévention plus efficace, les incidents ont pu être traités plus rapidement et plus efficacement, et les sinistres majeurs, généralement dus à un rançongiciel ou à une interruption des activités, se sont fait plus rares.
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Les nombreux efforts déployés par les entreprises et la concurrence entre les assureurs ont entraîné une atténuation des conséquences des sinistres et une baisse de la prime d’assurance. Dans certains secteurs, nous avons même constaté jusqu’à 30 % de réduction l’année passée.
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Tom Van Britsom, cyberexpert chez Vanbreda Risk & Benefits
Les cinq conditions d’une cyberassurance
En 2025, les assureurs se sont montrés encore plus critiques quant à l’acceptation des cyberrisques. Voici les cinq conditions prépondérantes en matière de cybersécurité :
Authentification multifactorielle obligatoire
Procédures de sauvegarde strictes, notamment des sauvegardes dissociées et rapides à restaurer
Sécurité des terminaux pour les ordinateurs portables, appareils mobiles, serveurs…
Gestion des failles de sécurité : politique des mots de passe, multiples prestataires de services…
Sensibilisation à la sécurité & tests à travers le pentesting (tests de pénétration), la formation au phishing et autres formations en ligne
Ces mesures de prévention sont non seulement indispensables pour être assuré, mais aussi pour garder les primes sous contrôle et se conformer à la législation NIS2. Entrée en vigueur l’année passée, cette réglementation a imposé aux entreprises de renforcer davantage encore leur sécurité grâce à des mesures fortes.
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Les entreprises qui ne répondent pas à ces exigences minimales, ont plus fréquemment tendance à être exclues par les assureurs ou paient une prime plus élevée. La latte est aujourd’hui sensiblement plus élevée qu’il y a quelques années.
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Tom Van Britsom, Cyberexpert chez Vanbreda Risk & Benefits
Un grand nombre d’entreprises menacées par la sous-assurance
Enfin, Vanbreda Risk & Benefits a également constaté que de nombreuses entreprises qui ont souscrit une cyberassurance voici plusieurs années, n’ont pas réévalué leur capital assuré à l’aune de leur croissance ou du changement de leur profil de risque. Ainsi, une entreprise alimentaire qui affichait voici cinq ans un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros, pouvait se contenter d’une couverture d’1 million d’euros. De nos jours, ce montant s’élève de 2,5 à 5 millions d’euros pour une maîtrise des risques saine.
« Les répercussions financières de la sous-assurance sont réelles. Un cyberincident n’englobe pas uniquement les coûts d’une expertise spécialisée, mais aussi l’interruption des activités, les atteintes à la réputation, un éventuel rançongiciel… C’est une réaction en chaîne qui fait rapidement grimper la facture totale du sinistre. Aussi, nous recommandons aux entreprises belges de procéder à une analyse détaillée de leurs cyberrisques, en prêtant une attention toute particulière au risque du fournisseur unique et à leur capital assuré. Les investissements dans la prévention à travers une formation au phishing, des ateliers et autres mesures de protection informatique demeurent également indispensables pour éviter les cyberincidents et en circonscrire les effets. »
Tom Van Britsom, Cyberexpert chezVanbreda Risk & Benefits
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Isabelle Hoes
Senior Advisor External Communication bij Vanbreda Risk & Benefits
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Le travail portuaire n’est pas dépourvu de risque, malgré les efforts de prévention soutenus des entreprises portuaires. Bien que la masse salariale assurée ait augmenté de 60 % et que l’exposition aux risques soit donc beaucoup plus importante, le nombre d’accidents du travail sur site reste relativement constant, tant pour les activités liées aux conteneurs, les marchandises diverses que les activités roll-on/roll-off. Leur coût diminue même de 30 %. Les accidents sur le chemin depuis et vers le travail coûtent toutefois cher aux entreprises portuaires. Leur nombre augmente fortement et leur coût moyen est trois fois plus élevé que celui d’un accident sur le quai. Voici quelques constats tirés du Baromètre Portuaire de Vanbreda Risk & Benefits, une analyse détaillée des accidents du travail dans le port entre 2020 et 2024.
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