La cybercriminalité dans le secteur agroalimentaire : les trois risques majeurs

La cybercriminalité est omniprésente, y compris dans le secteur agroalimentaire, comme en témoigne l'attaque mondiale de Petya l'an dernier, qui a causé un grave préjudice à plusieurs producteurs agroalimentaires. Quels sont exactement les principaux cyberrisques dans le secteur agroalimentaire ? Comment les entreprises agroalimentaires peuvent-elles s'en prémunir ? Ronny Kamermans et Gerrit Mets, experts Vanbreda, vous l'expliquent volontiers.

La cybercriminalité dans le secteur agroalimentaire : les trois risques majeurs

La Cyber Survey annuelle de Vanbreda Risk & Benefits révèle que plus de 10 % des entreprises interrogées ont été victimes d’une cyberattaque en 2018. Le secteur agroalimentaire, qui représente la majorité des répondants, n’est donc pas non plus immunisé contre la menace des cybercriminels de plus en plus professionnels. Les conséquences de leurs actes sont souvent importantes : arrêt industriel, perte financière ou réputation entachée ne sont que quelques-unes des conséquences auxquelles une entreprise piratée est confrontée.

Vous pouvez prémunir votre entreprise de ces cyberrisques en prenant les mesures préventives nécessaires, telles que sensibiliser votre personnel ou sécuriser rigoureusement votre infrastructure IT. « Mais malgré les nombreux investissements et efforts consentis, chaque entreprise court un risque résiduel. Nous pouvons évaluer ce risque ensemble et le couvrir à l’aide de la cyberassurance adéquate », explique Ronny Kamermans, expert en assurances pour le secteur agroalimentaire.

Cyberrisque 1 : arrêt industriel dû à un piratage

Les IT sont aujourd’hui imbriquées dans la structure de la plupart des entreprises. Un piratage de cette infrastructure, qui paralyse l’ensemble de l’entreprise, représente un cauchemar pour tout dirigeant d’entreprise. Gerrit Mets, spécialiste de la cybersécurité chez Vanbreda : « L’infrastructure IT qui pilote les chaînes de production dans le secteur agroalimentaire est particulièrement sensible à la cybercriminalité. Cela vient du fait qu’elle est conçue dans une optique de continuité plutôt que de sécurité. Or, les fournisseurs des machines procèdent souvent à leur contrôle et leur maintenance en ligne à l’heure actuelle. Cela génère des liens externes entre la/les ligne(s) de production d’industries agroalimentaires et Internet, et l’absence de mécanismes de protection suffisants rend ces entreprises très vulnérables. »

La solution de la cyberassurance : le sinistre financier dont souffre une entreprise suite à un arrêt industriel provoqué par un piratage est assuré. La police vous donne également accès aux conseils des experts IT, PR et juridiques afin d’endiguer la crise le plus rapidement possible.

Cyberrisque 2 : vol d'images sensibles

Aujourd’hui, chaque entreprise peut être victime de vol d’images (d’une caméra ou webcam, par exemple) et de leur diffusion indésirable sur Internet et les réseaux sociaux. Gerrit Mets : « Le secteur agroalimentaire, en particulier l’industrie de la viande, est surveillé de près par l’opinion publique et ne peut pas se permettre de faire mauvaise figure. »

La solution de la cyberassurance : les coûts de PR exposés pour rétablir la réputation de l’entreprise après une fuite de données résultant d’un usage abusif de l’infrastructure en place (par exemple une webcam de l’abattoir) sont couverts par la cyberassurance.

Cyberrisque 3 : amendes salées en vertu de la législation RGPD

La nouvelle législation européenne (RGPD) impose aux entreprises des directives concernant la gestion et le traitement de données à caractère personnel. Cette législation contraint les entreprises à se montrer encore plus prudentes et à agir en bon père de famille avec ces données. Gerrit Mets : « Les entreprises qui enfreignent la nouvelle législation européenne s’exposent à des amendes qui peuvent atteindre jusqu’à 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires. Ces amendes constituent un nouveau risque pour les dirigeants d’entreprise. Le RGPD impose également l’envoi d’une notification à toutes les personnes lésées en cas de fuite de données. Les coûts d’une pareille action de notification peuvent être élevés. »

La solution de la cyberassurance : les amendes administratives sont couvertes par la cyberassurance, de même que les coûts exposés pour informer les victimes d’une fuite de données de la perte de leurs données à caractère personnel.

Nous sommes là pour vous.

Nous élaborons volontiers une proposition de cyberassurance en fonction des besoins de votre entreprise. Pour optimiser cette solution d’assurance, nous souhaiterions avoir une idée claire de la manière dont votre entreprise se protège actuellement contre la cybercriminalité. Le questionnaire est disponible ici. Vous pouvez renvoyer le questionnaire complété à cybersecure@vanbreda.be, afin que nous puissions vous remettre une proposition adaptée.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter au 03 292 00 13 ou via cybersecure@vanbreda.be.

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